L’abri pour poules l’été

« Ce matin je me suis levée tôt. Avant le chant du coq ! Tout est calme dans ma cabane à poules. Il fait déjà chaud. Inquiète de savoir comment mon petit cheptel a dormi dans un abri pour poules que j’ai climatisé et doté de petits ventilateurs que je laisse tourner doucement sans créer de courants d’air. Bruyamment et à la queue leu leu, tout le monde sort au ralenti, la dominante en tête pour aller paresser à l’ombre des petits buissons qui leur sont dédiés. L’été, moins de couvaison, donc moins de pontes.

Sans les déranger dans leur grasse matinée, je liste les choses à (leur) faire :
– veiller à ce que leurs grains ne se soient pas transformés avec la chaleur,
– arroser leur parcours comme tous les jours,
– changer l’eau des abreuvoirs,
– nourrir modérément les poules pondeuses,
– effectuer des réparations dans le poulailler.

 

L’été n’est pas la meilleure saison pour un poulailler en surchauffe : heureusement, la nature est bien faite : c’est la période de la mue.
Le nettoyage est rapide, puisqu’elles sont plus souvent à l’extérieur qu’à la maison. L’herbe de leur parcours est pauvre et jaune… On dirait qu’elles accompagnent le mouvement d’une nature qui se retient (se ressource)… Il faut dire qu’au printemps, ma petite basse-cour s’est régalée d’une herbe grasse, riche d’orties ou de pissenlits, mais aussi d’habitants souterrains nombreux pour un plein de protéines et d’énergie et des œufs sains.

La maison des poules l’hiver

La neige est tombée ce matin. Je dois dégager leur parcours pour le « verdir » car l’absence de couleur, masque leurs repères et peut les perturber. Je veillerai à réchauffer leur pâtée quotidienne et à gâter les plus pondeuses d’entre elles.

Comme le petit monde se calfeutre à l’intérieur une grande partie de la journée, le nettoyage du poulailler demande un peu plus de temps et d’assiduité que d’habitude ainsi qu’une surveillance accrue, côtés :

– eau afin qu’elle ne gèle pas,
– œufs (plus rares), car ils craignent le gel,
– crêtes, qui peuvent geler,
– courants d’air et humidité, vecteurs de maladies. »